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Soul R&B

L’histoire secrète de la soul music

vendredi 21 décembre 2007 par soul R&B

De james brown à R. kelly, de curtis mayfield à d’angelo, d’aretha franklin à alicia keys, voici tout ce que vous avez toujours voulu savoir sur l’histoire de la soul…

« Soul music », musique de l’âme. Tout est dit… ou presque ! Parallèlement aux jazz, blues, gospel, funk et aujourd’hui rap, depuis une cinquantaine d’années, la soul a toujours été l’essence de la musique noire américaine, celle qui touche au plus profond, à la fois du cœur et du corps, celle qui peut aussi bien mettre le sourire aux lèvres que la larme à l’œil mais donne toujours le frisson. Musique profane ou éminemment spirituelle, tour à tour romantique, sensuelle – voire sexuelle – ou « socialement consciente », la soul est dans un premier temps créée par des noirs à destination des noirs. Mais rapidement les créateurs, chanteurs et musiciens de l’Amérique noire vont offrir cette belle et grande musique au reste du monde qui va l’accueillir comme elle le mérite. Il est hors de question dans cet article de quelques pages de présenter la soul dans toute sa richesse et sa variété, de la fin des années 50 à aujourd’hui, caractérisée qu’elle est par des milliers d’artistes au succès plus ou moins important et des dizaines de styles spécifiques et sous-courants. Sans parler de tous ceux qui sont à la frontière de la soul au sens strict mais qui n’en sont pas moins remarquablement soulfull (George Benson par exemple, pour n’en citer qu’un). Nous nous « contenterons » de quelques-uns des plus grands noms de ce genre musical, des personnages qui ont touché – et qui pour certains continuent de toucher – des millions de gens à travers le monde.

La soul music, telle qu’elle a été définie par la suite, apparaît au milieu des années 50 et provient d’une mutation appelée à l’époque le rhythm&blues (à ne pas confondre, même s’il y a des liens, avec le R&B d’aujourd’hui !). Lui-même avait pris forme au milieu des années 40 en tant que version urbaine et dansante du blues traditionnel, sous influence du jazz festif. Une dizaine d’années plus tard il donnait également naissance au rock’n’roll qui était en train de devenir en quelque sorte la version blanche du rhythm&blues. Mais la jeunesse noire de l’époque a besoin d’une musique bien à elle et elle va la trouver dans le nouveau style que sont en train de créer des gens comme Ray Charles et Sam Cooke, des artistes ayant chanté à l’église et qui vont adapter les techniques vocales du gospel à une musique non-religieuse. C’est le début d’une grande aventure, celle de la soul, une aventure qui est loin d’être terminée. Le grand James Brown fait partie des pionniers de la soul : il deviendra, grâce à sa créativité, son incroyable charisme et sa puissance de travail inouïe, une superstar mondiale et inventera à la fin des années 60 un nouveau son lui-même issu de la soul, le « funk », mais ceci est une autre histoire… Mais outre quelques artistes d’exception comme lui ou Curtis Mayfield (et son groupe les Impressions) qui évoluent en électrons libres, la soul des années 60 est d’abord celle de grands labels, chacun associé à une ville des Etats-Unis.

Chaque ville où réside une communauté noire importante voit ainsi se développer des labels qui produisent de la soul music (Chess et Vee-Jay à Chicago par exemple). Mais c’est plus particulièrement dans trois villes que vont s’écrire les pages les plus significatives de la soul des années 60. A Detroit, un génial entrepreneur du nom de Berry Gordy va créer au début des années 60 ce qui apparaît aujourd’hui comme le plus grand label soul de tous les temps, Motown. Grâce à son flair artistique et son génie du marketing, il va permettre à de nombreux chanteurs et groupes – Smokey Robinson, The Temptations, Martha Reeves & The Vandellas, Diana Ross & The Supremes, Marvin Gaye, The Four Tops, Stevie Wonder et, plus tard, à la fin de la décennie, les Jackson 5 – de développer durant la décennie 1960 le « son Motown » et de toucher le très grand-public, bien au-delà du seul public noir. Le son Motown, c’est une soul de haute qualité souvent enjouée (dans la musique en tout cas, pas forcément dans les paroles) et dansante, plus policée à certains égards que d’autres courants du genre et susceptible de se mélanger dans les soirées dansantes à d’autres styles de la musique populaire américaine de l’époque tels que le pop/rock et la variété.

Retrouvez la suite de cet article dans le numéro 1 de Soul R&B


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