Hall Of Mirrors
(MERCURY)
Avec Ben Harper, Raul Midon, Norah Jones, Kesiah Jones ou plus récemment Ayo, vous pensiez peut-être avoir fait le tour de la question du « grand milles-feuilles musical » (une couche de folk, une couche de blues, une couche de soul, une couche reggae, etc…). Et ben pas du tout. Même pas peur ! Avec Hall Of Mirros, Grace se lance dans le grand bain avec l’insouciance qui caractérise souvent les premiers albums. La belle brune aux yeux bleus est ainsi capable de se faire tour à tour Joni Mitchell, Tracy Chapman ou Janis Joplin. Arrangé de façon presque entièrement acoustique, le disque est riche et homogène. Un son brut, une voix à fleur de peau, à des années lumière des productions surfaites qui font le bonheur des mauvaises radio FM, ce premier opus de Grace, véritable songwriter, sera facile à défendre sur scène, parce que simple et direct. Cela tombe bien, c’est son domaine de prédilection. Sortez les écharpes et les cagoules, Hall Of Mirrors est une véritable bouffée d’air frais.

